Il suffit d'une connexion au réseau et d'un serveur hors-contrôle dans le monde pour que l'internet soit libre ou censuré. Ou exclusif.
La loi impose à tout responsable de contenu en ligne de publier de nombreux détails:
- les coordonnées de l'éditeur;
- les coordonnées de l'hébergeur.
Tout cela sous le prétexte facile qu'il faut bien que les responsables soient connus pour que les plaintes soient bien adressées en cas d'infraction, diffamation, crime contre l'humanité, et autres épouvantails (pédo-nazi, terroriste, voleur de mp3, ...).
Or d'une part, ces contraintes sont calquées (par manque d'imagination ou de compétence du législateur) sur le droit de la presse papier (avec un support physique unique peu mobile, des bureaux, des éditeurs, des chefs de rédac., des imprimeurs), un medium local, statique; les objectifs déclarés de ces lois sont pour le moins hors-sujet dans le contexte de la communication numérique (immatérielle, globale, changeante).
D'autre part, Internet contient déjà ces informations: pour tout domaine enregistré, l'ICANN impose que le whois mentionne les coordonnées véritables des responsables, sous peine de suppression du domaine; pour toute adresse IP en service, le RIPE fait de même. C'est bien suffisant.
La poste accepte les courriers anonymes, ou les enveloppes sans expéditeur au dos; pourquoi penser différemment lors qu'on passe à une communication numérique? Parce que les législateurs sont inquiets, ou parce que c'est l'occasion de mieux contrôler et tracer. Ou les deux. Et sûrement aussi parce que les exécutants de la loi sont incompétents (une requête whois relève, pour les tribunaux, de l'expertise... si, si, vraiment...).
Bref... Ça n'a aucun sens. C'est pas que j'aurais des choses vraiment subversives à écrire... Et puis il n'est pas bien difficile de me tracer, vu que toutes les infos et liens sont à la disposition du premier neurone de passage. Mais bon, ça n'a aucun sens...
Donc, rien. L'info existe, je n'ajouterai pas d'étiquette à mon nom.