légendes anciennes, errances urbaines, roman policier...
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Littérature ancienne, classique et médiévale
Traduits en un anglais contemporain, les mythes fondateurs du shintô; j'y ai mesuré les a-prioris que j'avais sur ce qu'est une religion, et j'ai par la même occasion fait du ménage dans les questions que mon judéo-christianisme culturel se posait à l'endroit de la morale japonaise.
Non, il n'y a pas de morale, il y a des rituels et des usages, qu'on pourrait rattacher à des préoccupations d'ordre sanitaire ou social.
Non, le sexe ce n'est pas mal, c'est l'origine du monde et c'est tout simple. Le shintô est la seule religion que je connaisse ou tout commence par un joyeux coït!
S'en suivent des générations de dieux et déesses, nés dans des circonstances parfois abracadabrantes, des aventures dans l'éther ou sur la terre ferme, des dragons des épés magiques, des sales caractères parmis les dieux aussi, des blagues, danses grotesques, quelques détails assez gore, et tout un panthéon surprenant.
Un livre utile aux spécialistes (constituant les plus anciennes traces écrites autochtones de l'histoire du Japon, le Kôjiki contient entre autres des transcriptions de chansons très anciennes, du 7e siècle ou au-delà) qui reste distrayant, intéressant et accessible pour les curieux. Tout cela prend encore plus de valeur lors d'une visite au sanctuaire d'Atsuta ou Ise, par exemple.
À la suite du Kôjiki, le Nihongi rapporte la protohistoire mythologique du Japon; la transition de la fin du mythe au début de l'histoire est si floue, et les lettrés qui ont commenté le Nihongi du début du siècle étaient si imprégnés de nationalisme religieux / shintoïsme d'état qu'ils n'hésitaient pas a affirmer que le Nihongi est histoire et réalité (comme le serait pour certains la Bible...).
Les légendes du Yamato (dont on trouve encore la trace aujourd'hui, tel le corbeau a trois pattes, ya-ta-karasu, qui orne le sanctuaire de Hongu dans les montagnes de Kumano) et la descendance divine du mythique premier empereur laissent peu a peu place aux considérations plus réalistes du pouvoir religieux, social et guerrier, les invasions de la Corée, les épidémies, l'introduction de bouddhisme,...
Pourrait avoir plus d'intérêt culturel et historique que le Kôjiki, mais la traduction traduction savante peu digeste est un obstacle.
«Du monastère de Gion le son de la cloche, de l'impermanence de toutes choses est la résonnance». Ainsi débute une grande saga médiévale, écrite et récitée dès le XIIè siècle, dans les heurts de l'apparition du shogunat.
Je n'en ai pas encore beaucoup lu; comme toute traduction de Sieffert, la langue convient aux spécialistes, moins aux curieux qui souhaite simplement se frotter au texte et aux images qu'il véhicule.
Contenporaine de Murasaki Shikibu et du Genji Monogatari, Sarashina a tenu un journal de sa vie, où on la suit traverser le Japon pour rejoindre Kyoto, s'initier à la vie de cour, avoir le coeur qui bat pour l'auteur d'un poême, puis, son âge avançant, se tourner vers les souvenirs et la nostalgie.
Très intéressant.
Littérature pré-moderne et Meiji
Littérature de genre
Littérature moderne
Littérature contemporaine
Un des premiers romans japonais que j'aie lu, et qui m'a fortement impressionné... 24h a Tokyo, 24 scène articulées, meurtres, torture, névroses et solitude. J'ai adoré, et je n'ai plus jamais retrouvé le même entrain la même tension dans ses autres livres. Le film de Murakami, Tokyo Décadence, éclaire nettement le sens de son oeuvre en général.
Souvenirs de Kitano sur parcours du jeune Takeshi, futur Beat Takeshi dans les clubs poisseux d'Asakusa.
Sur le moment, j'avais aimé. Exotisme, du japonisme tel qu'on aime l'imaginer, ridicule et incompréhensible.
Et plus tard, en fait, avec le recul d'y avoir vécu, il apparait clairement comme une caricature un peu racolleuse, du trop gros, trop simple pour pouvoir se résumer ainsi.
Reste une excuse, selon laquelle c'est une écriture subjective, partiale et assumée. Dans ce cas, que reste-t'il de plus que le bête récit d'une année dans une entreprise et une société hostile? Pas grand chose.
Bref, pour observer ou critiquer la sociologie japonaise, et en particulier celle du travail, il y a beaucoup mieux. Benedict, Kerr, Pons, Miyamoto par exemple.